AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 

 L'art et la manière, le vol en quelques leçons.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité


Tu veux voir plus ?
MessageSujet: L'art et la manière, le vol en quelques leçons. Dim 17 Nov - 16:36

Maëlle A. Blake & Jonas Dalton


Tu vérifies une dernière fois ton maquillage simple et élégant, puis t'estimant satisfaite tu pénètres dans la galerie, en ayant l'air la plus sérieuse possible. Il est hors de question que tu passes pour une amatrice ce soir, tu as étudié chaque tableau pendant des semaines pour connaitre leur histoire sur le bout des doigts. Tu marches avec assurance vers la première sculpture qui se présente à toi et attrape au passage une coupe de champagne tout en remerciant le serveur d'un sourire. Ton regard va des traits incroyablement précis du visage sculpté, aux annotations sur un petit panneau à côté. L'artiste est russe et c'est sa seconde exposition. Tu te balades d'œuvre en œuvre sans cesser d'admirer la finesse, la beauté, l'originalité de chacune. Mais ce soir, le tableau qui t'intéresse n'est pas l'un d'entre eux, il se trouve au centre de la seconde salle et c'est la pièce la plus chère de l'exposition. Elle a donc forcément attirée ton attention, et tu es là pour t'en emparer. Pour l'occasion tu as revêtus une robe Valentino noire, au décolleté plongent et à la coupe chic et raffinée qui dénude tes épaules et s'arrête  au dessus du genou sur une coupe évasée. Pour aller avec tu as ressorti ta paire d'escarpins en daim noir et un large bracelet en or qui assure la touche tendance. Tu te munis de ton plus beau sourire et pénètre dans la seconde salle pour découvrir un homme blond, en costume qui s'intéresse de près au tableau que tu convoites. Tu t'approches d'une démarche élégante et arrives à sa hauteur. En sentant son regard se poser sur toi, tu sais d'avance que la partie est gagnée. Ne reste plus qu'à le séduire un peu, le saouler un peu aussi et le convaincre d'acheter ce tableau.

Tu t'éloignes de lui en soupirant, tu dois l'avouer cet homme tient bien mieux l'alcool que toi, ça ne fait aucun doute. Tu lui offres verres sur verres depuis maintenant une bonne quarantaine de minutes et il reste inépuisable, alimentant la conversation avec diverses anecdotes dont tu te serais volontiers passée. Tu commences à te sentir à l'étroit dans cette galerie qui ne cesse de se remplir et ta robe est trop courte à ton gout. Tu t'approches discrètement du serveur, glisse un billet dans son pantalon et lui demande à voix basse avec le plus de discrétion possible si il serait possible qu'il te ramène un verre de Tekila et rapidement. Ce dernier hoche la tête et revient quelques minutes plus tard avec ton verre que tu t'empresses de saisir. Tu as décidemment besoin d'un alcool plus fort que le champagne qui ne suffit plus ni à t'apaiser ni à garder ta patience. Pour une fois tu as peut être visé trop haut, cet homme est surement marié et inaccessible. En plus de ça il est peut être radin et n'achètera jamais ce tableau. Pendant quelques secondes l'idée de rentrer chez toi et de te jeter dans ton lit pour t'enfoncer dans un profond sommeil se fait tentante mais tu reviens à la raison et cherches l'inconnu du regard. En quelques minutes il s'est volatilisé, te fauchant compagnie et te désespérant encore un peu plus. Malgré cela tu conserves ton sourire et avance avec un port de princesse. Il serait regrettable que tu fasses tâche au milieu de tous ces riches, ça gâcherait ta couverture. Tu te faufiles entre tout le monde et tente d'atteindre la sortie, ton homme est peut être sorti prendre l'air ou tout simplement sorti pour rentrer chez lui. Tu atteins enfin la porte et une fois dehors tu sens l'air frais envahir tes poumons, accompagnée d'une douce odeur d'automne et d'une légère brise. C'est alors que tu vois une voiture démarrer et il te semble de loin que c'est bien lui dans la voiture. Le boulot d'une soirée vient de s'envoler dans une voiture à 100 000 euros. Tu t'assois sur une rambarde et oubli toute convenance pour t'allumer une cigarette et défaire tes escarpins qui te font un putain de mal de pied ! Tu souris et rigole toute seule, effet de l'alcool ou pression qui retombe mais tu te sens bien là, assise inconfortablement, les pieds nus, vêtue d'une robe dix fois trop courte, une cigarette à la main, tes escarpins dans l'autre et commençant à grelotter. C'est alors que tu sens une présence derrière toi...  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MESSAGES : 29

Tu veux voir plus ?

Ange ou Démon ?
BA & MÉFAITS :
MessageSujet: Re: L'art et la manière, le vol en quelques leçons. Lun 18 Nov - 17:23

Tu n'es pas une vraie lady...


Quand certains se pavanent dans des costumes trois pièces hors de prix, devant des sculptures et tableaux provenant tout droit de l'esprit déluré d'un artiste paumé mais tellement ''tendance''... D'autres se mettent au boulot ! Il y avait les propriétaires de la galerie d'art, l'artiste en lui-même et puis la presse. C'est là que j'ai eu le plaisir de brandir ma carte de journaliste indépendant, un brin photoshopée. Et quel plaisir de sortir de son portefeuille ce pass magique ! Ça m'ouvrait tellement de portes, sans avoir besoin de crocheter la serrure ! Champagne et petits fours se promenaient dans les allées, sur leurs plateaux en argent. Mais pas l'ombre d'un whisky, à mon grand désespoir ! C'est tellement ''in'' de boire du champagne ! Surtout si ce dernier a des paillettes dorées à l'intérieur de la bouteille ! Ça leur donne l'impression de boire de l'or liquide... Comme s'ils allaient le rendre sous forme de billets verts demain matin ! Tsss ! Au moins, je savais que j'allais rester sobre ce soir et ça n'était pas plus mal ! Certes, mon objectif premier était de récolter un maximum d'informations sur les lieux et cette exposition. Néanmoins, ça n'avait rien à voir avec un quelconque papier, vendu à on ne sait trop quel journal ! Si je parvenais à écrire trois lignes mielleuses sur cet événement ça serait le bout du monde, d'ailleurs... Je venais ici en repérage, dictaphone dans la poche et appareil photos à la main. Le sourire hypocrite était en place, je pouvais donc me fondre dans la foule et feinter un intérêt certain pour ces amateurs d'art. Petite photographie par-ci, petit portrait par là... Les gens se prêtaient plutôt bien au jeu, m'offrant sans le savoir des angles de vue fabuleux. J'allais pouvoir répertorier toutes les caméras et points de sécurité, mais aussi les issues et conduits d'aération. Les plans seraient parfaits et il ne manquerait plus qu'une intervention tout aussi réussi d'Avery. Là, je ne mettais pas encore à ma main à couper face quant au succès de ses inventions... J'enchaînais les clichés, discutais avec quelques personnes afin de jouer le journaliste sociable et curieux... La petite fouine en somme ! Puis je prenais une pause, m'isolant dans un coin tout près d'une peinture étrange, que personne ne semblait tellement apprécier. Je profitais de ce calme pour jeter un coup d'oeil aux clichés que j'avais réalisé jusqu'à présent...

« Ah celle-la... On sait pourquoi elle a un gros cul... » -commentais-je à voix basse pour moi-même, en faisant défiler plusieurs photos sur lesquelles apparaissent la même femme, toujours la bouche pleine, avec un petit feuilleté à la main. Je prenais le temps de me moquer d'autres invités, tout en appréciant mon travail par la même occasion. Jusqu'à ce qu'une paire de jolies jambes ne retiennent mon attention. Elles aussi revenaient à plusieurs reprises sur les photos ; seulement, elles étaient bien plus attrayantes ! J'avais le plaisir de détailler une jolie blonde, qui m'avait visiblement échappé. Comme quoi, je peux être un véritable professionnel. Une fois concentré, j'en oublie tout le reste ! Mais maintenant que j'avais conscience qu'une jolie blonde était dans les parages, je ne pouvais pas m'empêcher de la chercher du regard. Appareil photos dans la poche, je prenais soin de réajuster le col de ma chemise et de lisser ma veste, pour reprendre place parmi les invités. Je l'aperçu alors, discutant avec un homme devant la pièce maîtresse de l'exposition. La robe était encore plus jolie en mouvement, dévoilant alors les courbes de la jeune femme. J'en esquissai presque un sourire en coin ! Alors que l'homme détournait le regard quelques instants, je la vis glisser de l'argent dans la poche du serveur... What ?! Sérieux ? A présent, mes sourcils étaient légèrement arqués, sans même connaître les raisons de cette corruption. C'est vrai qu'en la détaillant davantage, on pouvait la trouver louche. Son regard était parfois fuyant face à son interlocuteur, elle paraissait ailleurs... Et puis elle fixait les verres avec insistance... Peut-être avait-elle un problème d'alcool ? Peut-être que ce soir était un test pour elle ? Comme lorsqu'on propose une cigarette à un ancien fumeur, après une grosse période de sevrage... Elle cachait quelque chose, je le pressentais. Et si tout cela était lié à la galerie, mieux valait m'en assurer. Manque de bol, la dame aux feuilletés m'accosta, pensant peut-être que je rêvassais au sujet de cette horrible sculpture, à travers laquelle j'observais en réalité ma future proie. Zut ! « Vous savez, elle a été créée pour... » Raaaah ! Mais pousse tes miches de là ! Je m'en fous de ce truc ! Un gamin de maternelle ferait sans doute mieux avec de la pâte à modeler ! Tentant de trouver une issue de secours, sans pour autant perdre la blonde des yeux, je fus pris au dépourvu. Elle part ! Merde ! Tant pis : je bousculais quelques personnes et dans un élan de mauvaise foi absolue, je pointais du doigt la grosse dame comme si c'était de sa faute à elle. Elle en resta bouche bée, et n'eut aucun regret à me laisser filer en direction de la sortie. Epoustant ma veste, je reprenais un peu de panache avant de franchir le seuil d'entrée de la galerie, qui donnait sur le hall du centre commercial non loin d'un parking en plein air. Elle était là : ouf ! Oui, j'en étais soulagé ! J'avais des questions à lui poser... Pour ce qui était de ses jambes, elle n'était pas la seule à en avoir de jolies ! « On assume pas ses échasses ? Faut pas faire sa maline, si on n'est pas une vraie lady... » -lançais-je en faisant allusion à ses chaussures qu'elle avait ôté et tenait à la main.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


Tu veux voir plus ?
MessageSujet: Re: L'art et la manière, le vol en quelques leçons. Jeu 21 Nov - 11:47


Maëlle A. Blake & Jonas Dalton


« On assume pas ses échasses ? Faut pas faire sa maline, si on n'est pas une vraie lady... » Tu te retournes juste après avoir lâché ta cigarette et fais passer tes jambes par dessus la rambarde de sorte à te retrouver en face de lui. Tout en esquissant un sourire, tu remarques que cet homme est doté d'une beauté dévastatrice. Quelques verres de plus et tu lui aurais sauté dessus. C'était un parfait inconnu à tes yeux, et sa phrase t'avait surprise, il a un sacré culot et ça te plait. Tu poses ton regard dans le sien avant de lancer "Qui a dit que j'étais une vraie lady ? Ou même que je prétendais en être une ?" Tu n'es pas une vraie lady, tu le sais parfaitement, tu n'aimes ni les diners mondains, ni la réserve et les manières que doit montrer une lady. Toi tu préfères la vodka au champagne, ta moto à une limousine et les pizzas au caviar. Tu es une voleuse, le genre de fille solitaire, franche voir beaucoup trop, téméraire et têtue, qui se fout bien de l'avis des autres, une fille qui est prête à partir à n'importe quel moment et qui cache beaucoup de choses. Tu sautes de ton perchoir pour te remettre debout et t'approcher de lui avec une grâce que tu ne te connais pas. D'un pas lent tu te rapproches, sans jamais le lâcher du regard et tu finis par poser tes mains sur ses épaules tandis que tes lèvres s'approchent de son oreille. Et dans un murmure "Je vais vous confier un secret, un gentleman n'aurait jamais eut votre réaction. Ce qui fait de vous un parfait prétentieux !" Tu te recules avec un sourire en coin et t'adosses à la rambarde pour remettre tes escarpins. Depuis quand se donne t-on le droit de te juger ainsi ? Est-ce que ce matcho a déjà porté une paire de talons haut ? Ca lui ferait du bien d'essayer en tout cas... Le froid commence à être prenant et il est inutile de compter sur lui pour te prêter sa veste de façon chevaleresque. Tu commences à avoir réellement froid et tu décides de retourner dans la salle. Tu te redresses et passes à côté de lui, te dirigeant vers la porte mais au dernier moment tu te retournes pour lancer avec un air défi : "Avouez le, vous n'en avez rien à foutre des lady... Tout comme je me fiche des gentleman qui se trouvent dans cette salle" Tu le sais bien, les mauvaises filles sont bien plus prisées aux yeux des hommes, que ces pauvres idiotes timides et sans aucun caractère, elles ne sont bonnes qu'à les divertir. Pour toi c'est pareil, tu aimes qu'on sache te répondre, ça devient tellement plus intéressant. Et avant de repartir en quête d'un homme naïf qui achètera le tableau que tu convoites, tu scrutes sa réaction, curieuse de connaître son taux de répartie. Sachant pertinemment que si il se prend à ton jeu, il deviendra dix fois plus intéressant à tes yeux que le tableau que tu étais venu volé...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MESSAGES : 29

Tu veux voir plus ?

Ange ou Démon ?
BA & MÉFAITS :
MessageSujet: Re: L'art et la manière, le vol en quelques leçons. Lun 2 Déc - 9:23

Tu n'es pas une vraie lady...


La voir pieds nus m'avait poussé à lui faire cette réflexion... Beaucoup de femmes prônaient les talons hauts comme si c'était une finalité en soi pour afficher sa féminité. Certes, c'était un atout majeur ! J'étais le premier à baver devant une paire de fines jambes, mises en valeur par des talons vertigineux. Seulement, j'approuvais sans mal le fait qu'une nana plantée sur des échasses, incapable de marcher en suivant une ligne droite, ou en se déhanchant comme si elle dansait la samba, n'avait rien de bien sexy. En tout cas, à mes yeux... Pour le coup, la jolie blonde s'était retournée, abandonnant au passage sa cigarette. Ça c'était canon... Même si l'odeur du tabac froid ne m'attirait pas des masses. Moi ? Chiant ? Mais non voyons ! Elle eu la répartie nécessaire pour que ma propre réplique retombe comme un soufflé. Ok... Elle n'avait pas eu la prétention de se qualifier de vraie lady. J'avais tout simplement jugé sur l'apparence, et sans doute le charme naturel qu'elle possédait. Première erreur pour moi, certes... Mais j'étais bien incapable de le laisser paraître, sans quoi j'aurais reconnu ma faute. Et ça... C'est tout bonnement impossible ! La laissant se rapprocher de moi sans rien ajouter, je détaillais l'élégance dont elle pouvait faire preuve en se déplaçant. Une fois postée devant moi, elle se risqua à se pencher près de mon oreille, pour m'y murmurer quelques mots. Elle me tendit une perche si grande, que je pouvais aisément la comparer à un tronc d'arbre. « Mais qui a dit que j'étais un gentleman... Un prétentieux, ça a plus de caractère, je préfère ! » Ne jamais prendre ce qui semble être un défaut comme tel. Le reproche forge des faiblesses, et je comptais bien devenir le roi du monde avec mon petit frère. On en était encore très loin, mais ces déguisements de bouffons commençaient sérieusement à nous étouffer. C'est fou comme une jolie femme peut vous envoûter, simplement en remettant ses chaussures. Elle aurait rouler des baguettes sur la rambarde de la terrasse, sa robe pleine de farine, les cheveux en vrac, j'aurais été tout autant séduit ! Tout ça parce qu'elle avait un petit quelque chose en plus... Peut-être ses airs de prédatrice... C'était ça qui devait me plaire au final ! Elle sembla décider de retrouver la chaleur de réception, y allant de sa petite réplique au passage... Je ne pu qu'esquisser un sourire amusé. Les ladys pouvaient avoir une certaine classe, mais étaient nettement moins amusantes qu'une nana délurée, c'était bien vrai. Quand aux gentlemen... Je doutais un peu au sujet de son intérêt. Mes clichés me laissaient penser que son regard n'avait rien d'indifférent quand à ces coincés du nœud papillon. « Ne faites pas de bêtises avec l'un de ces hommes dans ce cas... Il y a quelques prétentieux dans le coin qui feraient davantage l'affaire ! » -répliquais-je l'air de voyant, constatant qu'elle attendait visiblement une réponse de ma part. Est-ce que cette dernière allait lui suffire ? Je l'espérais bien !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


Tu veux voir plus ?
MessageSujet: Re: L'art et la manière, le vol en quelques leçons.

Revenir en haut Aller en bas
 

L'art et la manière, le vol en quelques leçons.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Despicable Me ::  :: Les archives du Dr. Nefarius-